Les Voûtes 75013 Paris Les Frigos
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Janvier 2012

Mardi 24 janvier à 20h00.

ICTV-SOLFERINO propose :
Festival de documentaires chinois.

A l'occasion du Nouvel An Chinois, des projections-débats grand-public: l'opportunité de découvrir de l'intérieur un pays émergent par les regards singuliers de cinéastes chinois indépendants ; des rencontres professionnelles: pour débattre de la situation de la création documentaire dans cette Chine nouvelle.

— Long-métrage DISORDER de HUANG Weikai : des hommes et des animaux dans le chaos urbain.

À partir d'images brutes de faits divers insolites ou cruels, collectés auprès de journalistes et de vidéastes amateurs, le réalisateur HUANG Weikai et son film Disorder nous plongent dans le chaos d'une société chinoise marquée par une urbanisation dévorante.

Le film se construit comme une mosaïque d'histoires singulières restituant des situations absurdes et désespérées, dans un environnement urbain où les plus faibles ne semblent pas avoir leur place. Les incidents filmés sont découpés en courtes séquences et leur montage affûté dessine un territoire urbain en voie de déshumanisation, où hommes et bêtes tentent pourtant de survivre. Passant rapidement d'un événement à l'autre, sans lien apparent, nous sommes alors transportés au milieu d'un monde qui frise la folie, où tous les individus, y compris les « forces de l'ordre », semblent totalement dépassés par les évènements.

De cette ré-construction du réel, et de l'atmosphère ubuesque et désopilante qui s'en dégage, émerge évidemment un grand sentiment de désordre, mais aussi assez rapidement une certaine inquiétude et l'inconfortable impression que ces scènes pourraient se dérouler en bas de chez nous. Si le film laisse entrapercevoir parfois de la solidarité et des bribes de résistance, et donc un peu d'espoir pour la ville d'aujourd'hui et de demain, il nous offre surtout un regard de cinéaste talentueux mais sans compromis sur la férocité du monde urbain moderne. Le noir et blanc intemporel qui dépeint Guangzhou, la ville d'origine du réalisateur, s'empare en effet de notre imaginaire et donne à ce film la dimension d'une méditation universelle.

Informations et renseignements sur :
lesecransdechine@gmail.com
Le blog : http://festivalchine.wordpress.com/

( Tarif plein : 5 € // Tarif réduit : 3 € )




Janvier 2012

Lundi 30 janvier 2012 à 19h30.

L'Addor vous invite à une soirée d'écoute du travail de Juliette Boutillier et Maria Noce, réalisatrices du Shop Bag Radio

Elles ont obtenu le Grand Prix Radiophonic en 2007 pour « L'Histoire est faite de petites histoires (Dernières lettres de Stalingrad) ».
Leur travail a été produit et diffusé par et pour Radio Panik, l'ACSR, la RTBF, France Culture...

Venez nombreux !

Il y aura à manger sur place, le lieu est ouvert dès 19h00 !

 

— Maria Noce commence la danse contemporaine par quelques années de secrétariat trilingue en Italie pendant que Juliette Boutillier abandonne sa cinquième année de médecine à Marseille pour se lancer dans une carrière théâtrale en faisant du marketing téléphonique.
Un jour, Maria s'offre une vespa, fait ses valises et Juliette achète un billet de train pour Paris.

Quelques années plus tard, l'italienne et la française se rencontrent lors de la création d'une pièce théâtrale dont le sujet s'inspire de témoignages de femmes américaines errantes, sans domicile fixe ("Shopping bag ladies").

Aujourd'hui, entre deux taches quotidiennes, elles bricolent ensemble des documentaires sonores.

Ainsi, le shop bag radio se compose essentiellement de personnalités hétéroclites qui partagent la même envie d'une recherche autour du réel et du monde qui les traverse. A partir de matériaux aussi éclectiques que des archivage de rencontres hasardeuse, des interview officieuses, des captations d'ambiance, des archives radio poubelle , des petits bouts fugitifs intimes (dont on veut garder trace car la mémoire est volatile) et d' installation sonore et plastique… ils s'isolent et créent des formes métaphoriques.

Rapport à la radio

Nous aimons la petite anecdote du quotidien. Le son étrange et ordinaire qui en sourd. Le murmure qui s'en dégage... Le vrombissement des avions qui traverse la lucarne du grenier où nous travaillons, le piaillement des oiseaux qui s'échappe des interstices des volets, le claquement de la porte des toilettes, l'après-midi…
Nous avons toujours dans notre sac un petit enregistreur, au cas où. Et nous captons des bruits anecdotiques lors de balades à vélo ou dans le métro. Le micro enregistre la parole de l'anonyme comme celle de la « célébrité », les silences hasardeux ou signifiants des uns et des autres. Il prend la « réalité sonore » le plus largement possible, dans ses ultimes recoins, sans préméditation. Il accorde la même importance au bruit qui pourrait sembler à priori, simple murmure, petit, étroit, insignifiant qu'au vacarme fracassant de l'exceptionnel.

Notre écoute s'attarde sur les ambiances diverses, lointaines ou proches, ténues ou fortes qui accompagnent le témoignage ou l'action. Ensuite, nous détournons ces ambiances du réel et les restituons dans nos documentaires.

« La puissance évocatrice du son » n'est pas qu'une tarte à la crème des écoles de journalisme. C'est une réalité. Elle transforme la radio en le média le plus vivant qui soit, un robinet ouvert sur le monde. Nous la trouvons bien plus forte et moins intrusive que la télévision car comme dirait Wells, « l'écran y est plus grand ».

Nous avons toujours « vu », avec l'usage du son, un moyen d'ouvrir le panorama du réel, d'y raconter un monde ressenti.

C'est pourquoi dans nos vastes cuisines, nous écoutons ad libitum des nouvelles du monde profond, par l'intermédiaire de petits transistors.. Ce monde dans lequel nous vivons est parfois brouillé, confus, noyé parce que saturé... Comment essayer de le restituer dans sa proximité ? En cherchant, peut-être, le bruit qui s'adapterait et qui irait avec ce qui est raconté. Il deviendrait métaphore « nécessaire », ni systématique ni formelle. Son rôle de souffleur, comme au théâtre, devrait juste suggérer une ouverture, donner un espace à l'imaginaire de l'auditeur.

De notre lucarne, s'éteint doucement le piaillement des oiseaux, la rumeur lointaine de l'autoroute la remplace…

Juliette Boutillier, Maria-Grazia Noce, le 17 octobre 2009

( Entrée libre - www.addor.org )

 

Dimanche 12 février 2012 à 20h00.

Braquage présente

HYPERBANG

Performance cinéma / lumière / son
Gaëlle Rouard : Projecteurs & Films 16 mm
David Chiesa : Cadre de Piano & Basse électrique
Christophe Cardoen : Lumières & Optiques


— Gaëlle Rouard et Christophe Cardoen scandent de concert l?une des images argentiques, l'autre de la lumière, aux commandes d?une
machine de sa fabrication qui hache le rayon mieux qu'un stroboscope.
Et comme on parle de mettre en morceau : David Chiesa heurte et frictionne des cordes amplifiées...
Une fiction qui tâte des origines et des chaos, les événements sonores assouvis de lumière pendant le lent travail de la transformation, des couleurs de lumières crues avalent l'image et quelques alpinistes.
Le rythme s'accélère, les lumières et les sons s'épaississent, éblouissent, l'intrigue se fait insaisissable. Les personnages se débattent dans une matière plus dense, hypnotique.... Sans kilowatts superflus, aux origines de l'art cinétique, avec du photon, de la chimie et du son ...

La performance sera précédée de UNTER un film de Gaëlle Rouard
( Ouverture des portes : 20h00 / Début des projections : 20h30 / Entrée : 7 euros )

Février 2012

Samedi 18 février 2012 a 19h00.

Concert malgache.

FRANCE / PORTUGAL

Michel RANDRIA (Mimil) (Guitare)
Edgard RAVAHATRA (Vocal,Guitare)
Olombelo Rycky (Percussion)
Miaro Tonjona (Percussion)
Parany Ramaromisa (Base, Guitare, voix)

( Entrée 15 euros )

Février 2012

Vendredi 24 février 2012 à 20h30.

Concert projection :

Cinema Soloriens featuring music by James Harrar & Eric Thielemans.

Experimental Films by James Harrar, a special screenings of rare films featuring live musical accompaniment by Eric Thielemans (BE) - percussion and effects & James Harrar (US) - tenor sax, reeds, voice and effects.

A propos du programme :  
 
— Imaginez Andreï Tarkovski mélangé à Sergei Parajdanov, pensez aux saints et aux paons des mosaïques, à la lenteur des images en mouvement, des points de vue caméra fixe et des images traitées.
Entendre un superbe ensemble jouer des sons complexes , passionnés, à la conduite envoûtante, puissante et libératrice, avec l'habile déconstruction des Chants de l'Espace pour célébrer la lumière.

Info sur James Harrar et son travail:  
www.cinemasoloriens.com/Cinema_Soloriens/James_Harrar.html

Liens videos:
youtube.com/watch?v=9RfDfa9Z_94&feature=related
youtube.com/watch?v=hbewYsmR5LE&feature=related
youtube.com/watch?v=QSIUARpA6C8
youtube.com/watch?v=Z97xDOgpQA4


( www.cinemasoloriens.com - Entrée 10 euros )


Matsuri