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PROGRAMME




Janvier 2013

Vendredi 11 janvier 2013 à 19h00

Hommage à DOX RAZAKANDRAINA (1913-1978), poète, écrivain et musicien malgache. Pour commémorer le jubilé du centenaire de sa naissance, une conférence de presse sera donnée le 11/01/2013 à 19h00 à Paris, pour le lancement des manifestations culturelles prévues pour cette occasion tout au long de l'année 2013. Organisée par ses descendants en France – Terak'i DOX.

Lecture poétique de quelques oeuvres du poète, à l'issue de la conférence.

Mini-concert du groupe SORAJAVONA

— Présentation de DOX :

13 janvier 1913 - 13 janvier 2013
Il y a 100 ans, est né Jean Verdi Salomon Razakandraina plus connu sous le nom d'artiste "DOX".

 Jean Verdi Salomon Razakandraina est né le 13 janvier 1913 à Manakavaly, Antananarivo, Madagascar, où son père, le docteur Samuel Salomon exerçait. Très jeune, il voulait déjà devenir peintre, musicien ou poète. En 1931, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux Arts à Antananarivo. Etudiant au Collège Paul Minault, berceau des plus grands hommes de l'Histoire et de la Littérature de Madagascar, il s'y nourrit surtout de la lecture des œuvres des grands écrivains du passé. Il fait ainsi la découverte des auteurs français dont ses préférés Victor Hugo, Alfred de Musset, Charles Baudelaire et Albert Samain. C'est dans cet environnement dédié à l'expression littéraire qu'il fait ses premiers pas en tant qu'auteur et publie ses premières œuvres avec succès dans le journal hebdomadaire du Collège. Le nom de DOX s'impose alors dans le milieu littéraire malgache dès la publication de son premier recueil « Ny Hirako » en 1941. Malgré le souhait de son père pour sa carrière, il décida d'abandonner ses études de médecine en faveur de la poésie.

Il est assez difficile d'imaginer la place capitale qu'occupe DOX dans l'inconscient collectif malgache. Inscrit depuis une cinquantaine d'années au programme des écoles à Madagascar, à l'instar d'un autre grand nom de la littérature malgache, Jean Joseph Rabearivelo, plusieurs générations d'élèves ont étudié les poèmes de DOX et appris, à travers eux, la richesse retrouvée de la langue malgache après l'Indépendance (1960), et cela continue. Sa poésie célèbre autant la beauté des petites choses du quotidien que l'appartenance à une nouvelle nation.

Pour autant, DOX n'a jamais renié ses influences littéraires occidentales, notamment françaises, et d'une langue à l'autre, d'une richesse à l'autre, il a sans cesse, par ses traductions (Le Cid de Pierre Corneille ; Pleure, ô mon pays bien aimé d'Alan Paton ; Andromaque de Jean Racine ; Roméo et Juliette de William Shakespeare…), maintenu le lien entre les « littératures ».

Esprit libre et généreux, ses compositions, ses multiples collaborations avec les compositeurs parmi les plus connus de Madagascar (Naly Rakotofiringa, Fredy Raolifahanana, Bessa,…), les chanteurs (le ténor Ludget Andrianjaka,…) et bien d'autres artistes, ont donné au répertoire musical malgache de nombreuses chansons qui sont devenues aujourd'hui des classiques. Il a également traduit les paroles de plusieurs chansons de variété françaises pour leur reprise en malgache par des groupes comme KELLY et DOXIE (Ne me quitte pas, Aza ilaozana aho, de Jacques Brel ; C'est ma prière, Hivavaka aho, Mike Brant ; Laisse moi vivre ma vie, Na tambazana aza aho, Frédéric François ; Main dans la main, Hiara-dia, Christophe ; Un jour sans toi, Raha tsy eo ianao, Crazy Horse, etc…).

A l'initiative de ses héritiers, la commémoration du centenaire de la naissance de cet illustre poète qu'est DOX rendra hommage au poète écrivain et, à travers lui, à la vitalité de la scène culturelle malgache et internationale. Plusieurs manifestations auront lieu pour faire connaître ce poète et promouvoir le dialogue des cultures par la langue française, comme il a œuvré de son vivant en traduisant des œuvres de grands poètes et dramaturges européens en malgache, en composant des poèmes et des hainteny (poésie traditionnelle malgache) en français, recueillis dans « Chants Capricorniens ».

(P.A.F : 5€)




Janvier 2013

Lundi 21 janvier à partir de 19h30


19e rencontre/écoute de l'Addor, avec Anne-Marie Bernon-Gerth.

Anne-Marie Bernon-Gerth a été productrice à France Culture de 1969 à 1976.
Dans un contexte où le documentaire est très peu présent à la radio, Anne-Marie Bernon-Gerth défend très vite une certaine conception de de la radio. Même si elle travaille pour des émissions dont l'objectif est avant tout de transmettre un savoir, et de vulgariser les connaissances, elle mène une réflexion sur les formes.
Aux Chemins de la connaissance, principale émission à laquelle elle participe, elle milite pour que les enregistrements se fassent à l'extérieur de la radio, et que les interviews s'accompagnent de lectures de textes et de musiques. Véritable globe-trotter, elle visite les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les Pays-Bas... En France, elle se rappelle d'une série sur les paroisses, où on lui reproche d'avoir fait entendre une chorale qui chante faux. On ne pouvait pas faire ça sur France Culture !
C'est en participant à l'opération Radio-Solitude en Cévennes, délocalisation des programmes de France Culture durant une semaine, qu'elle va s'exprimer d'une manière plus personnelle : dans l'émission Le rôle de l'âne, elle reprend l'itinéraire de Stevenson, tracé dans son livre Voyages avec un âne dans les Cevennes, Ses micros sont plus intimistes, et le ton de ses interviews se fait plus direct. Nous sommes en 1976, et la productrice songe alors à sa reconversion. Une autre vie commence : elle devient maître de conférences en études anglophones.
Pour Addor, Anne-Marie Bernon-Gerth accepte d'ouvrir de vieux cartons, et de réécouter ses anciennes K7 audio. Ce n'est pas une opération sans risque : deux K7 se sont déjà cassées lors de la préparation de cette séance d'écoute…

(Entrée libre)