Les Voûtes 75013 Paris Les Frigos
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PROGRAMME
Juin 2011



Jeudi 9 juin 2011 de 19h00 à 23h00

Périphérie du Marché de la Poésie
Dans le cadre de la Périphérie du Marché de la Poésie http://poesie.evous.fr/, l’association Poètes dans la Ville proposera la soirée : Poésie is not dead.
POÉSIE IS NOT DEAD

19h00 : ciné-concert de Thomas Fernier : un cercle entourant chaque temps.

20h00 : Concert de Nicolas Comment : Retrouvailles (Tribut à BLV).

21h00 : lectures-performances des poètes : Hélène Lanscotte, Philippe Cloes, Seyhmus Dagtekin et Didier Philippoteaux / musique improvisée de Charlott Rrose Ganash, Thomas Fernier & MICHEL BERTIER et projections vidéos d’Anne-Sophie Terrillon, Christophe Acker & de Bruno Herlin.

— 22h00 : Performance de Regina Demina : Agatha.

Exposition de sténopés de Frédérique Riba Sarat : http://pontcolbert.canalblog.com/
     

Collectif Poésie is not dead: http://www.myspace.com/poesieisnotdead

Improvisations musicales :
Charlott Rrose Ganash,  Thomas Fernier et Michel Bertier

Projections vidéo :
Anne-Sophie Terrillon, Christophe Acker et Bruno Herlin

Coordination artistique :
François Massut pour Poètes dans la Ville


Poètes invités accompagnés du collectif Poésie is not dead :

Hélène Lanscotte (France)
Philippe Cloes (Belgique)
Seyhmus Dagtekin (Kurdistan/France)
Didier Philipoteaux  (France)

Autre artistes invités :

Regina Demina
Nicolas Comment www.nicolascomment.fr


Biographie Poètes invités :

Hélène Lanscotte

Elle aime dans la nuit la pluie qui se décide, les pivoines qui s'effondrent riant du grand des mots, la ronce admirable et la fulgurance de l’escargot.
Faire entendre la langue des écrivains, ces résolutions ininterprétables, ces libertés prises sur le langage, ces terres d'aventure, d'asile et d'exil; Hélène Lanscotte est comédienne-lectrice à haute voix (notamment au sein de la Cie de lecteurs publics LA VOIE DES LIVRES depuis 1998.)
En mars 2001, elle rejoint le collectif d’artistes (Les) SOUFFLEURS-Commandos poétiques. Elle a publié son premier recueil de poésie en 2002 intitulé Simplement descendu d'un étage chez Cheyne Editeur, collection Grands Fonds. En  2005, elle est invitée en Résidence d'écriture à la Maison Gueffier - Scène nationale du Manège à la Roche-sur-Yon. En 2007 et 2011,  elle publie  chez  L’Escampette éditions Poésie les recueils Portraits sauvages et Rouge Avril.


— Auteur et plasticien, Philippe Cloes, né en 1978,  sillonne des mots aux arts plastiques. Entre la Belgique, la France ou encore le Portugal. Le rapport premier et animal que l'homme entretient avec lui même et son environnement interpelle sans cesse l'artiste, tant dans son travail plastique que poétique. Entre masse et individu. Un travail d'écriture partagé depuis plusieurs années sous différentes formes: installations, performances, lectures, divers projets scéniques, édition.
Édité également dans des revues et éditions collectives telles Matière à poésie, La bafouille incontinente, le FRAM, Les Elytres du hanneton, Sous l'écorce, Profondeurs (Tous deux au Tétras Lyre, 2007 et 2010), …etc.


Seyhmus Dagtekin est né au français à l'âge de 22 ans, après avoir vu le jour en 1964 à Harun, village kurde au sud-est de la Turquie.
Il fait des études en audiovisuel à Ankara, puis arrive à Paris en 1987. Il écrit en turc, en kurde ou directement en français.
Seyhmus Dagtekin va régulièrement à la rencontre du public, où ses lectures font sensation. Il publie dans de nombreuses revues.
Son livre Les chemins du nocturne lui a valu le Prix International de poésie francophone Yvan Goll.
Après le Prix Mallarmé, Seymus Dagtekin reçoit le Prix Théophile Gautier de l’Académie française pour son recueil de poésie Juste un pont sans feu (Le Castor Astral, 2007).


— Arpenteur du langage, Didier Philippoteaux, 1968, nez aquilin cassé au cours d'une rencontre avec un front étroit. Sur le trottoir. Dans l’avenue. Sa poétique: rencontre fortuite et violente dans et par les mots; langage démis, poésie cassée, parole brutalisée, brutalisante pour celle, celui qui… Si aventure ? Mais pas seulement encore. Il - performe dans des paysages sonores de Michel Bertier-Paris. Il - collabore à la revue Ougarit – Lyon. Il - anime Dezopilant, la revue de poésie qui dezopile – Reims. Il - slamme dans le collectif Slam Tribu - Reims. Il -colle. Il se demande bien souvent : mais la poésie c’est quoi ? Alors : fleurent les pommiers / à la pointe du rose / tendre cœur.


Biographie de la photographe invitée :

Frédérique Riba Sarat est diplômée de l'Ecole des Beaux-arts de Versailles. Dans sa création artistique, elle utilise le sténopé qu’elle a découvert en photographie pendant ses années d'études. Première technique photographique, le sténopé bouscule la réalité et permet d’aborder le monde en images sous des angles différents. Elle choisit souvent la forme du livre d’artiste pour présenter mon travail. Depuis 2008, elle travaille avec des poètes et collabore à la revue PYRO.


Biographies collectif Poésie is not dead :

Charlott Rrose Ganash est membre de plusieurs formations : Beyond Aassfard ; collectif d’improvisation Supersoft 14-18 ;  projet néo-folk Breezy Temple ; Intelligence Avec l’Ennemi (minimal electronik) ; Loophole in the Pipeline (lives poésie/musique).
— Collaborateur de la première heure… avec le collectif Poésie is not dead (lives poésie/musique).  
— Fondateur et membre du trio musical Rroselicoeur de 1994 à 2004 (avec Deïns Larco et Lou Flanagan ) à orientation rock, expérimentale, psyché, noise, space, free.  
— Fondateur de Partycul System (en 1998), micro label musical mais aussi nébuleuse protéiforme et coopérative.
Organisateur d’événements tels que les soirées Sonorama (lecture/concert) ou Equilibre Instable (performance de musique improvisée); amateur de collages et collaborateur de revues poétiques (notamment Le Polème ; avec Lionel Fraisse) ou dézopilant (avec Flutch’).
Thomas Fernier est musicien, improvisateur & bricoleur de sons autodidacte.
Collaboration avec les labels de musique Magnetic Recordings (Rennes / 1996-2001) & Partycul System (Reims / 2002-2007). Conception de bandes-son diffusées ou interprétées pour des spectacles de théâtre (Cie Zabraka - Benoît Bradel, Cie TF2 - Jean-François Peyret) & de danse (Cie Man Drake - Toméo Vergès). Il poursuit aujourd’hui ses activités musicales en autoproduction solo (chevo légé), ainsi qu’en collaboration avec d’autres musiciens ou chanteurs (T.V.La.S.Un.Or. & marteau mu), et développe parallèlement un travail d'accompagnement musical en direct sur des images (diaporamas avec les photographes Aurélie Derhée & Eric Bouttier, films réalisés par lui-même).
Michel Bertier est concepteur sonore, il crée dans son studio depuis 1985 des musiques et décors sonores pour le théâtre, la danse, la radio, la télévision et plus récemment le cirque. Il a notamment travaillé avec Michel Dydim, Susana Lastreto, Antonio Arena, Alain Mollot, Jean-Pierre Chabrol, Maguy Marin, Julie Dourdy, Adrienne Larue et la chaîne Canal+.
Directeur artistique de La Compagnie du Son, association d’art sonore environnemental et multimédia, il a créé plusieurs environnements sonores et visuels depuis 1995 dont “Les Lumières de la Ville” et “Landes Sonores” qui mettent en scène le son, la lumière, et l’architecture. Il dirige également les ateliers de musique électronique de l’université d’Evry Val d’Essonne.


— Christophe Acker est né à Reims 1970. Après un passage à Strasbourg à la Faculté d'Arts plastiques, il entre à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Très vite il se dirige vers la vidéo et le cinéma en super8. Après ses études il collabore à différents projets de documentaires pour Arte, Canal +, réalise ses premiers clips pour de petits groupes puis pour Rodolphe Burger et Olivier Cadiot, lance avec Fabrice Ferrarri l’émission Ubik sur France 5 mais continue surtout de tourner ses films et vidéos.
Il réalise de nombreux clips. Il obtient les Victoires de la musique pour le DVD musical de Noir Désir.
Musicien, il participe au Groupe Optophone et développe avec celui-ci une mise en image pendant les concerts.
En 2005 il crée avec Agathe Nony et Nicolas Duroux la société ADNfactory, produits et collabore à des films d’artistes tels que Laurent Montaron, Julien Discrit ou Pierre Malphettes


— Anne-Sophie Terrillon, née en 1983, est diplômée de l’école media art de Chalon sur Saône depuis 2007.
Son travail s’oriente plus précisément vers la vidéo,  que ce soit au sein d’installations ou de projections. Elle explore plus particulièrement les champs du fantastique et du cinéma expérimental. Elle a déjà participé à plusieurs expositions collectives, à la galerie Franck Elbaz à Paris, à la Zoo galerie à Nantes et à la Générale à Sèvres. Depuis 2008, avec Christophe Acker, elle a entamé une collaboration sur des projets de vidéos, clips musicaux, photos et dessins.


— François Massut, né en 1979, a grandi et vadrouillé en Rimbaldie. Immigré ardennais à Paris depuis une dizaine d’année, il a redécouvert la poésie en 2001 lors d’une année d’échange universitaire au Québec. Depuis octobre 2007, il organise avec de jeunes poètes et artistes des rencontres et lectures poétiques tant à Paris qu’à Charleville-Mézières. Philanthrope, son dessein est que la poésie sorte de ses temples et qu’elle rencontre, par l’intermédiaire des poètes vivants, les populations de toute origine sociale, de toute culture et de toute génération. 


(Entrée libre, restauration sur place disponible)

pind

Du 12 au 15 juin 2011 à 20H00

Présentation du prototype du Stress Free Show.
Pour cette édition limitée, nous vous invitons à une promenade d'initiation à nos méthodes Stress Free.

RESERVATION INDISPENSABLE Sur xtnt@free.fr
ATTENTION : le lieu du rendez-vous sera communiqué après confirmation de votre réservation.

Plus d'infos sur : www.xtnt.org

Le Stress Free Show est une création d'Antonia Taddei et Ludovic Nobileau
Mise en scène et Direction artistique : Ludovic Nobileau
Avec : Julie Petitrenaud et Constantin Leu

Design / UBI
Construction / Kirkaa Muguet
Accessoires et Costumes  / Anke Janssen
Photographie / Pierre Wayser
Vidéographie / Ludovic Nobileau et Bruno Herlin
Avec la complicité des élèves d'Art Dramatique / des Conservatoires de la Ville de Paris.

Avec le soutien du Ministère de la Culture (Drac et Dgca) et de la Ville de Paris (Dac)

stress free
Stress Free

Jeudi 16 juin à 20h30.

Deux films de Jérémy Gravayat
"Un autre jour sur la plage" et "Des Hommes Debout" de Jérémy Gravayat, en sa présence.

itinErrance
Projections mensuelles aux Voûtes

Depuis le mois de mars, ItinErrance prend la forme de projections mensuelles, en gardant comme objectifs la programmation de films exigeants et la rencontre entre le public et les auteurs. A chaque séance, deux films d'un même réalisateur sont mis en regard. Nous avons ainsi voulu ouvrir une réflexion autour d'une démarche d'auteur, de ses premiers essais cinématographiques à son film le plus récent. Nos envies restent les mêmes que lors du festival : voir ce qui se dessine au fil des films, les cheminements d'un auteur, les passages qu'il emprunte pour affirmer des choix esthétiques et politiques. Un processus, une recherche, un mouvement dans lesquels un regard singulier se construit.

Un autre jour sur la plage
Documentaire - 2002 - France - 20 mn - Vidéo Couleur
"Nous avons rencontré Rashid durant l'été 2002. Comme tant d'autres il attend, assis sur le sable, les yeux rivés vers l'horizon où brillent les lumières de la côte anglaise. Comme chaque soir, il espère passer de l'autre côté. Mais, sur la plage de Sangatte, seuls les jours passent et ces hommes continuent d'attendre, à la frontière d'une nouvelle vie."
Festivals de Clermont-Ferrand ; Gardannes ; Douarnenez ; Lussas ; Arcueil ; Bobigny ; Amiens.

Les Hommes Debout
Documentaire - 2010 - France - 75 mn – Vidéo Couleur / Super8 Noir et Blanc

"Traverser les ruines de l'usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d'un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s'effondrer. Repérer les lieux, s'y introduire, changer les serrures et raccorder l'électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer un feu, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout." Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.
Festivals : Prix des médiathèques – FID Marseille ; Underdox de Munich ; Résonances – Rencontres du Cinéma Citoyen de Bobigny ; Corsicadoc ; Gijon International Film Festival ; Semaine Asymétrique du Polygone Étoilé, Marseille ; TFF – Torino Film Festival ; Filmer le Travail de Poitiers ; Festival International du cinéma Méditerranéen de Tétouan ; IndisLisboa....

Jérémy Gravayat réalise des films (documentaires, essais, fictions) questionnant certaines réalités de l'exil contemporain. Quotidien d'une réfugiée bosniaque, migrants de Calais et Sangatte, Palestiniens des territoires occupés, sans papiers et travailleurs immigrés de l'agglomération Lyonnaise. Là où le partage de l'expérience sensible pourrait permettre une autre formulation du politique. Il a également été l'assistant du documentariste Dominique Dubosc, travaille comme monteur sur divers projets audiovisuels, et comme programmateur pour les structures associatives « Basses Lumières », « Les Inattendus » et « Dérives ».
( Entrée 4 euros - http://www.lesyeuxdanslemonde.org/  )




Du mardi 21 juin 2011 au vendredi 24 juin 2011 de 14h00 à 20h00.

Vernissage le 22 juin 2011 de 19h00 à 00h00.

La trace du temps
 
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, car ce sont toujours de nouvelles eaux qui coulent -- Héraclite d'Ephèse  

Combien de chances y a-t-il de voir trois personnes collaborer ensemble? Taiwan est une île qui a sept heures de décalage horaire avec la France. Nous sommes trois artistes venant de Taiwan et nous avons franchi ces sept heures de décalage pour arriver ici.

Nous avons plongé dans la rivière du temps de Paris, qui fut à la fois celle de Marcel Proust, Walter Benjamin et Jean-Luc Godard…

Nous présentons trois projets liés au temps, considéré sous trois points de vue différents :

— Le temps du corps — 40 par Charlene Shih
— Le temps de l’imprimerie — Dialogue remixé de style FF par Li-Ming Cheng
— Le temps de la lumièreLa lumière dépasse le temps No°2 par Chi-Yang Chiang

40 par Charlene Shih (documentaire et performance vivante).

La plupart de mes créations sont consacrées à la problématique de la femme et j'y utilise l'encre de Chine comme matériau.  A 28 ans, j'ai réalisé un film d'animation expérimental intitulé « La Femme » qui était inspiré par divers combats que j'avais menés dans le passé et par mes expériences et qui reflétait mon énergie créative à ce moment-là. Dix ans après, je pense avoir muri et mes créations sont de moins en moins centrées sur la femme ou sur mes propres expériences. Cependant, depuis l'année dernière,  à nouveau, j'ai eu conscience d'une transformation intérieure tant corporelle que mentale. Cette transformation est bien sûr différente de celle traversée pendant l'adolescence, mais je me sens également en recherche et engagée dans un combat analogue à celui de mon adolescence. Je vis comme un choc la confrontation avec la crise du milieu de la vie. C'est un moment difficile que connaissent bien des femmes, partout dans le monde, confrontées à une lassitude professionnelle, à la vieillesse de leurs propres parents, au fait d'avoir ou pas des enfants à cet âge, à une interrogation sur les marges de liberté des femmes qui ont des responsabilités, etc. Pendant mon actuelle résidence parisienne, je souhaite me concentrer sur un projet dont le sujet est centré sur la « femme à l'approche de la quarantaine » et qui se fonde sur la façon dont les artistes féminines traitent ce problème.   
« 40 » n'est pas qu'une œuvre traitant d'une situation difficile et qui renseigne sur la façon dont les autres femmes, à travers le monde, abordent le même problème. En matière de représentation, j'ai voulu combiner documentation, animation et performance vivante pour vraiment fêter Mes 40 ans.


Dialogue remixé de style FF
par Li-Ming Cheng (Documentaire et installation)

Cette réalisation artistique a pour sujet l'imprimerie à caractères mobiles.
Les deux F font référence, pour le premier, à Formosa où je suis né et où sont toujours utilisés les caractères anciens - le chinois « traditionnel » ; pour le second, à la France - pays qui m'accueille actuellement - qui fut à la fois le lieu de naissance de l'encyclopédie et le berceau des Lumières. Auparavant, des caractères mobiles chinois en métal ont été fabriqués par l'Imprimerie nationale de France, c'était déjà une rencontre culturelle entre les deux pays.
A notre époque et à travers le monde, le métier de l'imprimerie est un métier en voie d'extinction. Après avoir filmé les conditions dans lesquelles il est exercé dans mon pays, Taiwan, je suis parti sur les traces de ce vieux métier au détour des rues de France.
L'invention de la typographie mobile par Gutenberg a démultiplié les possibilités de développement de l'intelligence humaine, en permettant la circulation des connaissances et la diffusion à grande échelle des idées par le biais de la presse écrite. Pourtant, avec l'invention de la photographie et l'arrivée du film et de télévision, le rôle de la lecture a été supplanté par l'image. Aujourd'hui, l'utilisation quasi systématique des supports numériques que nous connaissons, porte à penser que, dans un futur proche, les livres, les journaux et, d'une manière générale, tous les écrits sur support papier seront à classer au rang des souvenirs. Tourner les pages d'un livre, toucher les caractères sur une page et sentir le relief de chaque caractère du bout des doigts, appartiendront alors à une époque révolue.
C'est la raison pour laquelle j'ai envie de présenter les histoires du livre, y compris les anciennes imprimantes, les vieux livres, les artisans, et surtout, la typographie mobile, celle-ci fut un ticket pour franchir la frontière du temps et entrer la plus belle époque de la lecture.


La lumière dépasse le temps. No°2
par Chi-Yang Chiang (installation).

La lumière dépasse le temps.
La lumière crée une esthétique dans l'espace et confère au monde vivant sa somptuosité.
La lumière est comme un souvenir que nous ne pouvons ni oublier ni occulter. Passant entre ce qui est nouveau et ancien, elle nous porte pour voyager dans un temps surréel. Nous sommes tellement accoutumés à l'effet spectaculaire des feux d'artifice utilisés lors des festivals que nous oublions les dégâts qu'ils peuvent produire.
La lumière est un don de la nature, une fois nous aurons appris à l'utiliser, nous pourrons créer des images spectaculaires. En outre, nous pourrons recréer des images à la limite de l'énergie, sans la moindre émission de carbone. La bouteille de vin constitue en quelque sorte l'empreinte du temps : de la vinification à l'embouteillage puis de la distribution à la consommation, le liquide contenu dans la bouteille devient une sorte de mémoire du temps qui passe. C'est pour cette raison que j'utilise des bouteilles de vin placées à différents niveaux, car elles représentent une sorte de mémoire existant entre la lumière et l'obscurité. Entre le concret et l'abstrait, entre la lumière et l'obscurité, la lumière se déploie et trouve une liberté exigeante qui permet au spectateur d'accéder à l'espace imaginaire. La lumière devient un outil qui sculpte la forme et donne de la densité au temps.


(Entrée libre)