Les Voûtes 75013 Paris Les Frigos
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| Novembre 2008

• Du vendredi 31 octobre au dimanche 23 novembre 2008.
De 13h00 à 19h00, du mercredi au dimanche.

Exposition de photographies.
«Un jour, la nuit » de Patrick Zachmann
, qui se tiendra aux Voûtes, du vendredi 31 octobre au dimanche 23 novembre 2008, de 13h00 à 19h00, du mercredi au dimanche, dans le cadre du Mois de la Photo.
UN JOUR, LA NUIT
par PATRICK ZACHMANN

Mon attirance pour photographier la nuit a toujours existé.
Comme d’autres photographes, j’ai aimé l’univers de Brassaï et celui de Weegee.
J’ai beaucoup photographié la nuit en noir et blanc, ses bas-fonds et son monde souterrain. Aujourd’hui, à travers cette série, je reste éveillé dans ces grandes mégapoles, des nuits entières, moi qui ne suis ni somnambule, ni insomniaque, ni même vraiment noctambule.
Simplement, j’aime photographier les atmosphères et les lumières de la nuit. Je suis séduit par des couleurs artificielles, une lumière sur une silhouette, un visage ou encore par l'ombre projetée d'un personnage sur un mur qui en devient l'écran. Mes images s’éloignent du reportage et deviennent alors impressionnistes. Elles ne racontent pas une vie nocturne mais plutôt certaines ambiances particulières.

Le photographe se trouve toujours partagé entre le désir d’accéder à l’intimité des autres, et la nécessaire distance que la photographie exige de garder.
En position d’observateur, il se place en marge du monde qu’il étudie. Solitaire scrutant la ville dans l’obscurité, il hésite entre rentrer dans cet univers nocturne ou rester en dehors. Mes photographies sont l’histoire de cette attraction instinctive.

La ville, laide ou grise le jour, se fait attirante la nuit, ou parfois effrayante. Les lumières changent, chaudes ou froides, elles s’entrechoquent joliment dans un mélange de températures de couleur. Elles lissent les visages, brouillent les âges, estompent les appartenances et laissent découvrir des silhouettes éclairées par un lampadaire ou par les phares d'une voiture.

Avec ce travail, je ne livre ni sujet, ni témoignage, sinon celui de mes ballades et errances nocturnes de Paris à Séoul, de Londres à Rio de Jianero, sans oublier Amsterdam, Barcelone ou encore Bamako.
Patrick Zachmann
Crédits photographiques:
© Patrick Zachmann / Magnum Photos

Magnum Photos
19, rue Hegesippe Moreau - 75018 Paris
Telephone: +33 (0)1 53 42 50 00 - Fax: +33 (0)1 53 42 50 01
www.magnumphotos.com  | www.magnuminmotion.com


• Vendredi 7 novembre 2008 à 20h00

Concert
[gdZit]
Sylvain Bardiau trompette
Tangi Miossec machines
www.myspace.com/sylvainbardiau
Paysages sonores et minimalisme énervé. UJn nouveau projet issu du collectif de l’Oreille Interne, mariage du trompettiste fou et tendre Sylvain Bardiau et de l'Alter-technoide non moins généreux, Tangi Miossec. Le tout électronique, grands espaces et grooves planants, pour une fin de soirée grisante et étrange.

Le marin, la girafe, csaba & cie
Csaba Palotai guitare
Théo Girard contrebasse
Antonin Leymarie batterie et autres.
Un peu vite, un peu hesitant, un peu rouge, un peu bleu, un peu cigare, un peu nuage, un peu poisson, trop peureux, un peu sourd, un peu lourd, trop a gauche, un peu pieux, un peu lent, un peu trop penché, un peu tendu , un peu plein, un peu éteint , un peu heureux et vous ?
( Entrée P.A.F. 7 euros )

• Du lundi 10 novembre au dimanche 23 novembre 2008.
Tous les jours de 15h00 à 20h30.

BIRMANIE, rêves sous surveillance.
Manon Ott et Grégory Cohen

Télécharcher le dossier de presse en PDF
Dans le cadre du Mois Off de la Photo à Paris.
L’exposition Birmanie, rêves sous surveillance est construite autour de témoignages de résistants birmans (artistes, écrivains...). Inspirés par ces récits, les photographes glanent, dans le paysage urbain de ce pays, des indices, des scènes, des regards ou des attitudes qui expriment leur propre ressenti vis à vis de ces histoires birmanes.
(Livre aux éditions Autrement)
Vernissage jeudi 13 novembre de 18h00 à 23h00.
Projections inédites d’essais et films documentaires de cinéastes birmans le 20 novembre à 20h00.
www.lesyeuxdanslemonde.org

• Dimanche 16 novembre à 20h30.

Le Cercle pour la Libération du Son et de l’Image présente une version inédite de la pièce "Prozession" de Karlheinz Stockhausen, jouée pour la première fois sur 8 ordinateurs  avec l’utilisation des enregistrements originaux des pièces du compositeur, ré-interprétées en direct par les membres du groupe.
Direction du son : Paul Méfano.
Collectif  Cercle pour La Libération du Son et de l’Image
Fondateur : Gérard Pape http://gerardpape.unblog.fr/
Principes du Collectif :
Le Cercle pour la Libération du Son et de l’Image est un collectif qui se veut ouvert aux compositeurs et artistes visuels qui ont envie de faire vivre la création libre. C’est un collectif à but non lucratif, fondé sur l’échange d’influences entre les divers artistes et l’entraide dans le but simple de se réunir et de jouer en faisant découvrir ses créations au public désireux de connaître une production pluridisciplinaire nouvelle et novatrice. Son outil principal de création musicale est l’Ensemble Numérique.
Présentation de l’Ensemble Numérique : Dirigé par Paul Mefano (compositeur et chef d’orchestre) l’Ensemble Numérique est une formation de 8 compositeurs-interprètes jouant chacun sur un ordinateur portable relié à une interface sonore et une enceinte auto amplifiée. Les 8 postes sont répartis dans la salle dispersés parmi le public. C’est le premier ensemble numérique de 8 ordinateurs fondé exprès pour la musique écrite en France, avec des musiciens de qualité, tous reconnus dans le milieu de la musique contemporaine, et dirigé par un chef dont le talent et la qualité de direction ne sont plus à démontrer.
Les créations musicales sont de Paul Mefano et des 8 compositeurs-interprètes. Il s’agit des pièces de musique assistée par ordinateur pour 8 ordinateurs – une partie ordinateur pour chaque compositeur-interprète. Ce sont des musiques qui ont été écrites par les compositeurs dans le but de trouver une notation adéquate pour le geste sonore à jouer et le timbre à synthétiser. C’est un vrai travail d’interprétation de la part des 8 compositeurs-interprètes car le compositeur ne donne aux interprètes aucun « préset »—c’est le devoir des interprètes de synthétiser leurs sons ainsi de programmer leurs « patchs » eux-mêmes.
Le CLSI est en résidence au Centre Musical de Cergy  (dirigé par le compositeur Arthur Thomassin) jusqu'au mois de février 2008, et est entré en corésidence aux Voûtes en mars 2008, lieu de création contemporaine dans Paris (13ème, rue Neuve Tolbiac).
(Entrée : 7 Euros - Tarif étudiant/Chômeur : 5 Euros - Renseignements : eljibi@free.fr).

• Mardi 18 novembre 2008 à 20h30.

A l'occasion de l'exposition de Patrick Zachmann "Un jour, la nuit" dans le cadre du Mois de la Photo, les Voûtes proposent une soirée-projection des films réalisés par le photographe et réalisateur.

"Bar Centre des Autocars", 2008, 56mn. Les Films d'ici.
Dans les années 80, le réalisateur, photographe à l'agence Magnum, anime un stage de photographie avec des jeunes des quartiers nord de Marseille. Il y rencontre Hacène, Nadia, César, Chérif, Ali, Aïcha, Paul et les autres. Ils appartiennent à la première génération issue de l'immigration. En 2007, il part à leur recherche. Plus de vingt ans se sont écoulés entre les adolescents en difficulté qu'ils étaient et les adultes qu'ils sont devenus. Des parcours de vie singuliers qui font partie de notre histoire collective.

"La mémoire de mon père", 1998, 31mn. Gédéon Programme.
1er Prix du Festival "Les Ecrans du Documentaires"- 2000 et sélectionné entre autres au Festival du Réel à Paris.
Patrick Zachmann a derrière lui une oeuvre photographique importante quand il aborde le cinéma.
En 1996, il choisit le film pour accéder enfin à une vérité, la vérité de son histoire familiale, sur laquelle son père juif, fils de déporté, garde le silence depuis toujours. Il a besoin du temps de la caméra, de sa mémoire, pour réussir cet ultime dialogue et entendre une parole toujours différée. Outre la justesse et la beauté des cadres, nous sommes touchés par le respect et la pudeur avec lesquels le cinéaste obtient de son père une transmission dont il a un besoin vital. Difficile transmission pour ce juif intégré qui, grâce au film, livre ses souvenirs douloureux, longtemps refoulés, dont il fait cadeau à son fils avant de mourir.

"Allers-retour. Journal d'un photographe", 2002, 68mn. Ina production.
Grand Prix du Festival International du Documentaire et de la Création vidéo de Pampelone (Espagne), 2002. Entre autres, selectionné aux Rencontres de Lussas de 2002.
Allers-retour. Journal d'un photographe; en décembre 1998, trois mois après l'arrestation de Augusto Pinochet, Patrick Zachmann, photographe de l'agence Magnum, se rend au Chili pour faire un reportage sur les victimes de la dictature et les familles des disparus. Sur place, il acquiert la conviction que la photographie seule ne suffira pas pour restituer l'émotion et la complexité des récits et témoignages qui lui sont adressés: "le silence est sa force, mais aussi parfois sa limite" dit-il en parlant de la photographie.
Il décide alors d'ajouter le mouvement et le son à l'image, de faire un film pour rendre compte du difficile travail de mémoire entrepris par les victimes.
"Allers-retour. Journal d' un photographe" est au croisement du reportage et de la chronique intime. Le film propose une série de va et vient entre des témoignages, des situations observées au Chile, en Argentine, en Bosnie, au Rwanda, à Aushwitz (...) et une réflexion plus personnelle sur les questions de la mémoire et de l'identité, qui sont au coeur de son désir d'images.
Patrick Zachmann laisse résonner en lui les récits des victimes et de leurs proches, comme l'écho de sa propre histoire familiale. Il sait que leurs démarches renvoient à la sienne. Après son premier court-métrage en 1998, intitulé "La mémoire de mon père" et salué par la critique, "Allers-retour. Journal d'un photographe", film de 68 mn, lutte contre l'oubli qui, selon le photographe-cinéaste, serait le pire cadeau que l'on puisse faire au présent.
(Entrée P.A.F. 5 euros)