Les Voûtes 75013 Paris Les Frigos
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| Septembre 2007
• Vendredi 7 septembre à 20h30.

Le Bruit du [sign] fait son retour sur la scène des Voûtes, et partagera la soirée avec le trio composé d'Alexandra Grimal au saxophone, Antonin Rayon aux claviers et Emmanuel Scarpa à la batterie.
Le Bruit du [sign] réunit six musiciens autour de Nicolas Stephan,saxophoniste compositeur et d'un projet musical ambitieux. Le sextet fait ses premiers concerts à la fin 2003 au Studio de l'Ermitage et aux Voûtes à Paris. L'écriture musicale particulière, primée au concours national de Jazz de la Défense 2006, laisse la place aux individualités d'exprimer leurs accords et désaccords.
Ses influences oscillent d'Henry Threadgill et Tim Berne à Léo Ferré en passant par l'idée que l'on se fait d'un vrai groupe de rock avec de beaux cheveux.
Le Bruit du [sign] explore le son des gestes, des signes, des traces, des langages et les conflits du rythme.
( P.A.F. : 7 euros - Infos : sophieaime@lebruitdusign.com - www.lebruitdusign.com/ )

• Samedi 15 septembre 2007.

25 ans de Light Cone ( Dossier de presse PDF ).
Cette soirée de clôture se veut éclectique, à l'image de la diversité des pratiques liées au cinéma expérimental : performances, installations, cinéma élargi. En effet, de nombreux artistes qui réalisent des films ont aussi simultanément une pratique de la performance. Elle sera à l'honneur avec plusieurs performances cinématographiques d'artistes reconnus sur la scène du cinéma expérimental.
19H00 Ouverture des portes
20H00 Maurice Lemaître, performance
21H00 Projection plein air de films 35 mm
22H00 Malcom LeGrice, performance: Horror Film
22H30 Projection de vidéos
23H15 LA FOXE, performance
00H00 Line Describing A Cone, Anthony McCall, 1973, 16mm, 30’, N&B, expanded cinema
00H40 Projection plein air de films 35 mm
1H20 Projection de vidéos
Performances
— 20H00 Maurice Lemaître
Parmi les plus grands créateurs de la seconde moitié du siècle, Maurice Lemaître s’impose comme le plus inventif et le plus méconnu. Son énergie s’est exercé dans toutes les disciplines : littérature, peinture, sculpture, cinéma, photographie, musique mais aussi psychologie, politique et cuisine. Pour ce qui concerne le cinéma, l’œuvre de Lemaître développe une remise en cause fondamentale d’au moins quatre rapports : le rapport entre film et spectateur ; entre image et son ; entre art et critique ; entre le cinéma et les autres images. Son œuvre se caractérise par quelques vertus essentielles : une inventivité et une joie créatrice qui depuis cinq décennies maintenant, ne se sont jamais démenties, une radicalité critique orgueilleuse, grâce à laquelle le Lettrisme apparaît aujourd’hui comme le mouvement d’avant-garde. Maurice Lemaître est en effet l’’un des précurseurs de ce qu’on appelle l’ «expanded cinéma », ou cinéma élargi, genre cinématographique où l’écran a autant d’importance que l’espace de la projection du film. Il a ainsi fait un grand nombre de films sans pellicules : diapos à gratter, texte à écouter, tract à rédiger, objet à toucher, sentir…
Maurice Lemaître nous fera la joie et l'honneur de participer à cette soirée avec une des interventions détonantes dont il a le secret qui viendra pimenter cet événement festif.
— 22H00 Malcolm Le Grice
Malcolm Le Grice est une des figures majeures du cinéma expérimental britannique. Il a contribué au développement de la pratique du cinéma expérimental, en tant qu’enseignant, critique, et dans son implication constante dans des associations et à la London Filmakers Co-op.
Son œuvre explore les relations complexes entre la production du film, les processus de projection et celui de la vision. Il met l’accent sur les propriétés du cinéma, devenant le contenu principal de son travail. Dans ses performances, il utilise dans ses performances des écrans multiples.
Horror Film 1, présentée pour la première fois en 1970, est emblématique de ce type de travail où la chorégraphie de son corps interagit avec les écrans et les projecteurs 16mm. Malcolm Le Grice construit une expérience visuelle complexe et dynamique, à partir d’éléments simples fournis par le dispositif de projection, son propre corps, qui devient un des éléments principaux de la performance.
Film Performance by Malcolm Le Grice
Horror Film 1, (14 minutes-- 1971 - 3 screen).
The performance work Horror Film 1 was first presented in 1971. It involves three 16mm projectors each with a short loop of full screen changing colour. They are projected onto the same screen – the centre image is large and the twoside images smaller and superimposed into the centre of the larger screen. The performance explores the presence of the body and the complex changing colour shadow it casts on the screen. The performance begins touching the screen and - passing through the space of the audience – ending at the projectors. The actions are choreographed to make reference to the screen size and shape and to the way this changes as the body moves through the space. The actions are timed to an audio tape of breathing. Though improvised in detail to fit the particular time and place, the action follows a consistent pattern that has changed little since the first performance.

— 23H15 LAFOXE
Lafoxe, duo d'improvisation cinématographique grenoblois, présente une nouvelle mouture de leur performance cinématographique.
Gaëlle Rouard et Etienne Caire jouent avec 4 projecteurs 16mm trafiqués, pour un montage vivant intuitif avec ses boulevards narratifs et ses impasses borgnes. Les images et les sons utilisés sont issues en grande partie de films hollywoodiens, retravaillés chimiquement. Le genre du cinéma dramatique est revisité. En effet, le spectateur est témoin de l'effondrement de la narration et se trouve projeté dans la matière même du processus cinématographique. Celui-ci débute au sein du laboratoire cinématographique jusqu'à la projection sous le mode de la performance et de l'improvisation.
Projections
Films en 35 mm en plein air
Ces séances exceptionnelles de projection de films en 35 mm en plein air prolongent les séances spéciales montrés à la Filmothèque Quartier Latin. Ces films sont des essentiels de la collection de Light Cone mais plus rarement montrés, alors qu'ils mettent en relief toutes les potentialités de l'usage de la pellicule en 35mm. Le cadre offert par les Voûtes se prête parfaitement à la projection de films en plein air, et particulièrement à la projection de films expérimentaux.
Vidéos
Dans la soirée, une projection de vidéos d’une heure aura lieu afin de montrer la variété des supports des œuvres que Light Cone distribue  : en effet, notre collection comprend un fonds très important de vidéos d'artistes et ce fonds devient chaque jour plus important. Pour fêter les 25 ans de Light Cone, cette soirée est l'occasion de rendre un hommage à « l’expanded cinema » ou  « cinéma élargi », expression utilisée pour qualifier des œuvres cinématographiques utilisant de nouveaux supports de projection (tissus, fumée, fragments de nature...), ou qui se montrent sur deux, trois ou même quatre écrans de manière à mettre en avant certaines spécificités du medium que la projection à un seul écran n’autoriserait pas.
Et dans le jardin
Nous aurons ainsi l'occasion d'assister à la projection d'une œuvre d'Anthony Mac Call, Line Describing A Cone (1973), en 16mm, et de voir dans le jardin des voûtes une installation récente de Miles McKane, cinéaste et fondateur avec Yann Beauvais en 1982 de l'association Light Cone.
Repas Couleurs et Noir et blanc proposé par Erik Billabert.
Plat à 5 euros
Erik Billabert, musicien et plasticien, propose pour cette soirée un repas en couleurs et noir et blanc :
Feuilleté d’épinard
Pagni noir et blanc
Taboulé de boulghour rose aux fraises et aux graines.
Riz mauve en feuille de bananier avec un filet de colin au curcuma et ses dés de mangue
Quinoa noire et blanche et ses légumes de saison
Moelleux fondant au chocolat aux zestes d’orange et au gingembre
accompagné d’une compote de rhubarbe aux fraises
Eau bleue à la mauve
LIGHT CONE - Créée en 1982 par Yann Beauvais et Miles McKane, Light Cone est une association à but non lucratif dont l’objet est la distribution, la connaissance et la sauvegarde du cinéma expérimental. Cette collection, fruit d’un travail de 25 ans, est aujourd’hui riche de près de 3000 films, vidéos et œuvres numériques. Ces films ont été réalisés de 1905 à nos jours par plus de 500 artistes et cinéastes du monde entier.
LIGHT CONE est subventionné par le CNC, la Mairie de Paris, le Ministère de la Culture et le Conseil Régional d’Ile de France.
( Entrée P.A.F 8 euros - LIGHT CONE 12, rue des Vignoles 75020 Paris - FRANCE - Tel : 01 46 59 01 53 - lightcone@lightcone.org - http://www.lightcone.org )

• Samedi 22 septembre 2007 à partir de 16h00.

Soirée de lancement
Dérives - Revue, Dvd & site internet

Nous désirons faire connaître des films, des textes, des travaux sonores peu ou pas diffusés.
À chaque numéro, nous dériverons à partir d’un point donné. Le premier numéro trouve son point d’ancrage dans l’œuvre du cinéaste Jean-Claude Rousseau, celle-ci nous conduisant à une réflexion sur l’image et le lieu. Plus d’informations sur http://www.derives.tv
Avec le soutien de:
http://www.basseslumieres.org - http://www.lesvoutes.org
16H00 – Fernand Deligny - Renaud Victor
Ce Gamin, là 1 h 33 mn, 1976
Documentaire de Renaud Victor
Une petite maison dans les Cévennes : Fernand Deligny, pédagogue / poète et penseur du cinéma, invente une autre manière de “vivre avec” les autistes, qui est tout simplement une autre manière de vivre. « L'image, c'est ce que Janmari, l'enfant autiste de Ce Gamin là, conçoit, c'est son mode de pensée, lui, chez qui il n'y a pas de langage... Je vis tout le temps aux prises avec cette absence, cette vacance, ce mode de pensée à part.» Fernand Deligny
Discussion avec Sandra Alvarez De Toledo, éditrice des œuvres de Fernand Deligny.
18H00 – Annick bouleau – Catherine bareau                
Soir matin 23', 2006
Film tourné-monté de Annick Bouleau
Il m’arrive — Il m’arrive
Nous sommes habitués à parler d’expression artistique, de création artistique, étant sous-entendu qu’un créateur, un auteur, un sujet, va s’exprimer, extérioriser des sensations, des affects, des sentiments…
Que se passe-t-il si nous inversons la vapeur ?
Le Noir éclaire Super 8, 54 min, 2004/2005
Performance cinématographique. Réalisation, images et sons de Catherine Bareau, conception sonore de Catherine Bareau et Vincent Gobert
Le noir éclaire est un assemblage de séquences visuelles et sonores courtes, éléments bruts sans scénario préétabli, ni sujet à traiter. Le fil directeur s’est orienté autour du ressenti de la projection de cinéma, motifs et dispositif étant partie prenante du sentiment déréglé de la durée, de l’espace de la salle, du noir et de la lumière, de la vision et de l’écoute du spectateur.
Un enfant s’aveugle dans la lumière, des personnes regardent des paysages et les décrivent, d’autres prennent des photos sur une plage…
Discussion avec les deux réalisatrices
PAUSE REPAS
20h30 - Jean-Claude Rousseau
Jean-Claude Rousseau est né à Paris. Séjournant à New York dans les années 70, il y découvre le cinéma d’avant-garde en même temps que les films d’Ozu. De retour en France, il engage une pratique artistique et publie quelques textes sur l’œuvre de Robert Bresson qu’il relie à l’esthétique du peintre Jan Vermeer.
Ses films ont été projetés dans de nombreux festivals où il a obtenu notamment le Grand Prix du Documentaire au Festival de Belfort en 1999 avec son film la vallée Close et le Grand Prix du Festival International du Documentaire de Marseille en 2007 avec son film De son appartement.
Jeune femme à sa fenêtre lisant une lettre 1983-1984, 45’
Par la fenêtre, on ne sait pas quel est le paysage : une rue, un canal, la vue sur Delft, le port peut-être. On est à l’intérieur dans la lumière du jour. Au mur, les cartes de géographie sont plus grandes que les tableaux et pourtant nous ne savons pas où nous sommes.
Discussion autour des débuts du cinéma de Jean-Claude Rousseau
Trois fois rien 2004-2006, 79’
Mon premier refléterait un visage dans l’eau du lac ; mon deuxième ne retiendrait que la voix ; mon troisième passerait comme l’ombre légère sur la neige, et mon tout serait le lieu sans nom du désir.
Rencontre avec Jean-Claude Rousseau animée par Sylvain Maestraggi
( Participation donnant accès à toutes les séances : 4 euros - Plus d’informations sur : Catherine Bareau http://www.etna-cinema.net/bareau.php - Annick Bouleau http://ouvrir.le.cinema.free.fr - Fernand Deligny http://www.editions-arachneen.fr - Jean-Claude Rousseau http://ww.net4image.com/magazine/entretiens/rousseau - Sommaire de la revue, documents en résonances, commande en ligne sur www.derives.tv )